Potrawy wigilijne
Les plats traditionnels
Le réveillon de Noël fait référence au repas des premiers chrétiens, consommé pour commémorer la Dernière Cène. En Pologne, c'est un repas composé de plats sans viande. Conformément à la formule des commandements de l'Église, on ne jeûne plus formellement la veille de Noël, selon la Congrégation vaticane pour la Doctrine de la Foi. Cependant, les évêques polonais encouragent les croyants à rester fidèle à cette tradition de longue date.
Autrefois, le souper du réveillon de Noël, auquel assistaient les membres de la famille qui étaient toujours affamés après une longue journée de jeûne, se composait de nombreux plats. Il semble que nos ancêtres, malgré cette restriction du jeûne, étaient capables de préparer un véritable festin pour le palais, grâce auquel le réveillon de Noël polonais était célèbre dans le monde entier. Alors combien de plats servir ? Leur nombre, selon la tradition, devait être impair pour assurer une bonne récolte ou un bon travail pour l'année suivante. Les plats devaient inclure des produits du potager, des champs, du verger et de la forêt pour que la prochaine récolte soit abondante. Il était également recommandé de goûter tous les plats afin que le prochain réveillon de Noël ne manque pas des plats omis.
Le réveillon d'un paysan comportait cinq ou sept plats différents, le réveillon d'un noble en comportait neuf et le réveillon d’un magnat en comportait onze. De nos jours, la norme est de douze plats différents - autant que de mois dans l'année (pour lesquels la maisonnée rendait grâce à Dieu) - ou autant que d'apôtres - même s'il est vrai que les plats sont rarement soigneusement comptés. Plus il y en a sur la table, plus la prospérité et la bonté viendront dans votre maison au cours de l'année à venir.
Selon les régions, on commence par l'une des soupes traditionnelles du réveillon de Noël, le plus souvent du bortsch rouge avec de petits pierogi farcis aux champignons, de la soupe de poisson ou de la soupe aux champignons, moins souvent aux amandes. Nous servons également le traditionnel chou avec des haricots, des pierogi au chou et aux champignons séchés. Et bien sûr, des plats de poisson préparés de diverses manières : le hareng et les fameuses carpes* ou brochets à la sauce grise polonaise. Mais le poisson peut aussi être frit, farci ou préparé en gelée. Dans le passé, il y avait tellement de plats de poisson que le nombre traditionnel de douze plats s'est avéré insuffisant. Par conséquent, tous les plats de poisson sont considérés comme faisant partie d'un seul. On ne peut pas manquer les fameuses kluski aux graines de pavot, les fruits frais, secs ou en compote. Et bien sûr, les gâteaux et desserts de Noël, comme le makowiec - gâteau aux graines de pavot, les ÅamaÅce - biscuits sablés aux graines de pavot, la kutia - un entremets à base de blé concassé, de graines de pavot, de miel, de noix, d'amandes et de raisins secs.
Si les recettes les plus anciennes ont disparu des menus de Noël, le réveillon d'aujourd'hui - bien que sans viande - reste particulièrement abondant et varié. Chacun le prépare à sa manière, guidé par la tradition familiale, la région où il habite ou tout simplement ses propres préférences.
Autrefois, après le souper du réveillon de Noël, différentes coutumes prévalaient dans de nombreuses régions de Pologne. Dans certaines régions, les convives sortaient une des tiges de foin placées sous la nappe. Lorsque cette tige était droite, la personne qui la retirait pouvait s’attendre à vivre une vie normale et sûre. Si elle était pliée, elle pourrait s’attendre à une année semée d’embûches. Dans d'autres régions, pendant le repas, chacun mettait une cuillerée de la nourriture consommée ce soir-là dans un plat, et après le souper, le contenu du récipient et le foin placé sous la nappe étaient distribués aux animaux de la grange et de l'étable. On croyait que la veille de Noël, chaque créature devait pouvoir se réjouir de la Nativité du Seigneur. Ailleurs, on croyait qu'à minuit, les animaux - du moins certains - pouvaient parler avec une voix humaine et même prédire l'avenir (par exemple, la mort de leurs maîtres ou des invités) vu que des animaux étaient présents à la naissance de l'Enfant Jésus.
Dans d'autres régions, les restes du repas étaient placés près du foyer et devant lui une planche saupoudrée de sable ou de cendres. Ces plats étaient destinés aux ancêtres décédés. Le matin, à partir des traces laissées dans le sable ou dans les cendres, les gens essayaient de deviner qui était venu la nuit et si quelqu'un était venu. Dans d'autres endroits encore, la table n'était pas nettoyée après le souper : cuillères, bols, restes de nourriture, pain et opÅatek y étaient laissés toute la nuit afin que les âmes des proches décédés puissent également profiter de la fête.
*Contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, la carpe sur la table du réveillon de Noël est une invention relativement nouvelle. Dans les livres de cuisine d’avant-guerre, même si ce poisson est cité, divers autres poissons de mer ou d’eau douce étaient appréciés à Noël par les Polonais.
Dans les années d’après-guerre, le pays était en ruine. Il était donc impossible de proposer une grande variété de poissons sur les tables polonaises. Hilary Minc, un ministre éminent à l’époque, membre du Parti ouvrier unifié polonais, a décidé d'utiliser la carpe comme outil de propagande. C’était un poisson relativement facile à élever, ne nécessitant pas une flotte importante de bateaux de pêche et qui était bon marché. Aussi, tout le monde fut content d’avoir au moins la possibilité de manger du poisson à Noël… Il paraît même que parfois, au lieu de recevoir une prime de fin d’année, certains recevaient des carpes… Faute d'autres poissons, les Polonais ont alors commencé à préparer des carpes pour le réveillon de Noël. C'est ainsi qu'est née une nouvelle tradition, qui a survécu jusqu'à nos jours dans de nombreux foyers.
Et, la carpe - même si son prix atteint des niveaux records en cette fin d’année - est toujours aujourd’hui un symbole des fêtes de Noël en Pologne. Elle n’a pas encore été touchée par la chasse aux symboles communistes dans le pays !
Tradycyjne potrawy
Wigilia odnosi siÄ do posiÅków pierwszych chrzeÅcijan, spożywanych na pamiÄ tkÄ Ostatniej Wieczerzy. W Polsce jest to posiÅek zÅożony z daÅ bezmiÄsnych. Zgodnie z formuÅÄ przykazaÅ koÅcielnych, zatwierdzonych przez WatykaÅskÄ KongregacjÄ Nauki Wiary - formalnie nie obowiÄ zuje już post w WigiliÄ Bożego Narodzenia. Biskupi polscy zachÄcajÄ jednak wierzÄ cych do dochowania wiernoÅci tej wieloletniej tradycji.
KiedyÅ kolacja wigilijna, do której zasiadali domownicy zawsze gÅodni po caÅodziennym poÅcie skÅadaÅa siÄ z wielu daÅ. WyglÄ da na to, że nasi przodkowie, mimo tego postnego ograniczenia, potrafili przygotowaÄ prawdziwÄ ucztÄ dla podniebienia, dziÄki czemu polska wigilia byÅa sÅawna na caÅy Åwiat. Ile zatem daÅ podaÄ? Ich liczba, zgodnie z tradycjÄ , musiaÅa byÄ nieparzysta, aby zapewniÄ dobre zbiory lub dobrÄ pracÄ na nastÄpny rok. W potrawach musiaÅy znaleÅºÄ siÄ produkty z ogrodu warzywnego, pola, sadu, lasu, aby kolejne zbiory byÅy obfite. Polecano także skosztowaÄ wszystkich daÅ, aby w kolejnej Wigilii nie zabrakÅo tych pominiÄtych.
ChÅopska wigilia miaÅa piÄÄ lub siedem różnych potraw, szlachecka dziewiÄÄ, a magnacka jedenaÅcie. Obecnie normÄ jest dwanaÅcie różnych potraw – tyle, ile miesiÄcy w roku (za które domownicy dziÄkowali Bogu) - lub ilu byÅo apostoÅów – chociaż prawdÄ jest, że potrawy rzadko sÄ skrupulatnie liczone. Im wiÄcej bÄdzie na stole, tym wiÄcej pomyÅlnoÅci i dobroci zawita do domu w nadchodzÄ cym roku.
W zależnoÅci od regionu zaczynamy od jednej z tradycyjnych zup wigilijnych, najczÄÅciej barszczu czerwonego z uszkami faszerowanymi grzybami, zupy rybnej lub grzybowej, rzadziej z migdaÅami. Serwujemy także tradycyjnÄ kapustÄ z fasolkÄ , pierogi z kapustÄ i suszonymi grzybami. No i oczywiÅcie dania rybne przyrzÄ dzane na różne sposoby: Åledź oraz sÅynny karp czy szczupak w polskim szarym sosie. Ale ryby można też smażyÄ, nadziewaÄ lub przyrzÄ dzaÄ w galarecie. Dawniej daÅ rybnych byÅo tak dużo, że tradycyjna liczba dwunastu daÅ okazywaÅa siÄ niewystarczajÄ ca. Dlatego wszystkie dania rybne uznawane sÄ za czÄÅÄ jednego. Nie możemy pominÄ Ä sÅynne kluski z makiem, owoce Åwieże, suszone czy duszone. No i oczywiÅcie ÅwiÄ teczne ciasta i desery, takie jak makowiec, ÅamaÅce z makiem - kruche ciasteczka makowe, kutia - deser na bazie obtÅuczonej pszenicy, maku, miodu, orzechów, migdaÅów i rodzynek.
O ile z bożonarodzeniowych menu zniknÄÅy najstarsze przepisy, obecna Wigilia – choÄ postna – pozostaje jednak szczególnie obfita i urozmaicona. Każdy przygotowuje jÄ na swój sposób, kierujÄ c siÄ tradycjÄ rodzinnÄ , regionem w którym mieszka lub po prostu wÅasnymi upodobaniami.
Dawniej, po zakoÅczeniu kolacji wigilijnej, w wielu czÄÅciach Polski panowaÅy odmienne zwyczaje. W niektórych regionach goÅcie wyciÄ gali jedno ze źdźbeÅ siana umieszczonego pod obrusem. Gdy to źdźbÅo byÅo proste, osoba, która je wyciÄ gnÄÅa mogÅa spodziewaÄ siÄ normalnego, bezpiecznego życia. JeÅli byÅo wygiÄte, mogÅa spodziewaÄ siÄ roku peÅnego puÅapek. W innych regionach, podczas posiÅku wszyscy wkÅadali do jednego naczynia po Åyżce potraw jedzonych tego wieczoru, po wieczerzy zawartoÅÄ pojemnika i siano umieszczone pod obrusem rozdawano zwierzÄtom w oborze i stajni. Wierzono, że w WigiliÄ Bożego Narodzenia każde stworzenie powinno móc radowaÄ siÄ z Narodzenia PaÅskiego. Gdzie indziej wierzono, że o póÅnocy zwierzÄta – przynajmniej niektóre – potrafiÄ mówiÄ ludzkim gÅosem, a nawet przepowiadaÄ przyszÅoÅÄ (na przykÅad ÅmierÄ swoich panów lub zaproszonych goÅci) ponieważ przy narodzinach DzieciÄ tka Jezusa zwierzÄta obecne byÅy.
W innych regionach resztki posiÅku umieszczano w pobliżu pieca, a przed nim deskÄ posypanÄ piaskiem lub popioÅem. Potrawy te przeznaczone byÅy dla zmarÅych przodków. Rano, na podstawie Åladów pozostawionych na piasku lub w popiele, próbowano odgadnÄ Ä, kto przyszedÅ w nocy i czy w ogóle ktoÅ przyszedÅ. Jeszcze w innych miejscach po skoÅczonej kolacji nie sprzÄ tano stoÅu: zostawiano tam na noc Åyżki, miski, resztki jedzenia, chleb i opÅatek, aby dusze bliskich zmarÅych również mogÅy cieszyÄ siÄ uroczystoÅciÄ .

